Bas – Uélé : Ango, un territoire au coeur d’attractivité touristiques, forestières, environnementales et culturelles.

Ango constitue un meilleur exemple des territoires les plus eloignées de Kinshasa. L’attractivité de la province du Bas-Uélé en général, et en particulier le territoire d’Ango, est des dimenssions multiples : du sol et sous sol, touristique, forestière, environnementale, et culturelle que le gouverneur NZANZA vient de palper du doidg. Savez-vous qu’il existe deux petits lacs très poissonneux à Ango ? 63 ans après l’accession de la RD Congo à son indépendance, le portail officiel de la province du Bas-Uélé se fait le devoir de briser le silence longtemps observé à cause de son enclavement des divers horizons. Notre mision est d’essayer dans la mésure du possible à faire connaitre les potentialités et faire entendre la voix de la 2e plus vaste province des 26 provinces de la République Démocratique du Congo. Le territoire d’Ango fut créé en 1925 par l’ordonnance du 18 juillet 1913 portant création du territoire et mis en exécution par l’arrêté royal du 28 mars 1912 modifiant l’organisation territoriale de la colonie Belge, créant le Bas-Uélé. Son chef-lieu qui porte le même nom, situé à 250 km de la ville de Buta, a été déplacée à deux reprises. D’abord à Gwane en 1925. Deux années plus tard, la maladie du sommeil qui avait décimé la moitié de la population d’Ango, le pouvoir colonial à transféré provisoirement le chef-lieu du territoire à Dakwa. C’est depuis 1930 que le siège du territoire revient à Ango. D’une superficie de 34 764 km2, les limites du plus grand territoire de la province du Bas-Uélé fixées en 1955 se présentent comme suit : – au Nord par la rivière Mbomu qui le sépare de la République Centre Africaine (RCA) ; – au Sud par la rivière Uélé qui forme sa limite avec le territoire de Bambesa (au sud-ouest) et celui de Poko (au Sud-est) ; – à l’Est par une ligne droite qui le sépare avec le territoire de Dungu ou Rungu ??? dans la province du Haut-Uele ; – à l’Ouest par la rivière Uere-Api qui le limite avec le territoire de Bondo. Cette subdivision spaciale s’éclate en quatre grandes chefferies, lesquelles sont subdivisées en vingt-huit groupement et cent quatorze villages repartis de la manière suivante : Une diversité des ressources Le territoire se caractérise par des données naturelles et géographiques extrêmement diversifiées. Il est inclus dans la zone de climat tropical chaud avec alternance de deux saisons sèche très remarquable qui va du mois de Décembre au mois de mars, et la saison pluvieuse, très longue, qui va d’Avril au mois de Novembre au cours de l’année. Le territoire possède un nombre considérable des cours d’eau dont notamment les rivières Uere, Mbomu et Uele qui traversent tous les territoires du Bas-Uélé. Il part de Poko, Ango, suivit de Bambesa jusqu’à Bondo en passant par Buta et Aketi. On y trouve aussi des petites rivières comme Gwane, Assa, Ango, Gbudi, Bima etc. Il y a aussi deux petits lacs Molindo et Ngalu très poissonneux en chefferie Sasa. Dans son sous-sol, il y a du fer très pur dans les montagnes de Lingwa et Molimba. On y décèle la présence également de l’or, de cotant et de diamant dans certains endroits, mais ces derniers restent encore inexploités jusqu’à ce jour. Le territoire d’Ango est constitué des grandes plaines sans aucun obstacle. Il regorge d’immense potentiel forestier de la production des bois d’œuvre. Un de meilleurs pâturages des convoitises en RDC Le territoire d’Ango dispose d’une réserve d’EPI. Elle chevauche la frontière entre la RDC et la République centrafricaine (RCA) et fait partie de l’Aire de conservation transfrontalière de Garamba / Bili-Uélé / Southern / Zemongo prioritaire dans la stratégie de conservation des espèces sauvages africaines de l’Union Européenne. Jusqu’à récemment, ce paysage était considéré comme l’un des écosystèmes les plus vierges et les plus intacts d’Afrique centrale, abritant l’une des dernières concentrations de grands mammifères du bassin du Congo, et la plus grande population de chimpanzés de l’Est. Cette zone présente une biodiversité exceptionnelle et un intérêt pour les services écosystémiques tout en étant située dans une zone très reculée, pauvre et sous-développée de la RDC. Les potentielles du sol et du sous sol font du territoiore d’Ango l’un des coins de la RDC qui dispose des meilleurs pâturages. Ce qui lui attire des convoitises des autres peuples des pays voisins. Notamment les Mbororo qui ont commencé à émigrer en République démocratique du Congo vers les années 1980, avant d’être repoussé par l’armée de l’époque. Ils sont à Banda, Dakwa et au chef-lieu du territoire. Ces éleveurs nomades que les nations unies appellent des réfugiers climatique sont revenus de nouveau occuper cette partie du Nord-Est du pays au cours de la décennie 2000. Leurs présences sur le territoire d’Ango, et même celui de Poko et de Dungu (partie Ouest) en province voisine du Haut-Uélé à un impact significatif à la fois sur les populations locales, l’agriculture et l’environnement. Lors de sa toute première visite du gouverneur de la province du Bas-Uélé, NZANZA Bombiti Jean-Robert dans ce territoire du 19 au 20 juillet 2023, neuf ans après, des voix se sont élevées contre les troupeaux en pâturage des Mbororo qui causent des dommages considérables, spécialement aux cultures et aux ressources en eau, au point que les destructions que ces vaches engendrent provoquent des conflits entre la population locale essentiellement agriculteurs et les éleveurs Mbororo. Le professeur NZANZA Bombiti a apporté des explications nourries sur les efforts que les autorités congolaises, à tout les niveau, déploient pour une solution plus durable à cette situation. Une culture marquée par la musique mytisque « Kponingbo » Au sujet des langues parlées, la quasi-totalité de la population de ce territoire parle le Pazande. Les Azande vivent en RDC, en RCA et au Soudan, mais ils ont beaucoup de griefs en commun. Suivi de la langue Sango qui est parlé par les réfugiés centrafricains qui peuplent la zone. Il y a également le Ngwandi qui n’est parlés que par une minorité des gens qui viennent d’ailleurs et le Lingala